Jean Lemaire éd Belges

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Jehan Le Maire
Naissance 1473
Défuncté 1524
Nacionnalité Bergike Bergike

Jean Lemaire, Jean Le Maire , Jehan Le Maire obin Jean Lemaire éd Belges (1473-1524) ch'est un poéte pi un kroniqueu hennuyer.

I sroait né in Bergike ; soit à Bavay , soit à Hargnies, soit à Belges, un hamiau du Hénau.

Il a foait ses études à Valincyinne aupré d'sin onke Jean Molinet.


Les illustrations de Gaule et sĩgularitez de Troye, 1512


Euves[éditer | modifier le wikicode]

  1. Le Temple d'Honneur et de Vertu, écrit in 1503 à l'occasion deul mort du duc éd Bourbon in octobe 1503.
  2. La Plainte du Désiré, deus moés pus tard pour ch' comte éd Ligny (1504).
  3. La Couronne Margaritique (1504, mais publié vers 1549, à Lyon), consacré à Philibert II éd Savoie (mort in 1504) et pi à s' veuve, Marguerite d'Autriche.
  4. Première Épître de l'Amant vert (1505).
  5. Regrets de la dame infortunée sur le trépas de son très cher frère (1506), consacré à Marguerite d'Autriche.
  6. Les Chansons de Namur (1507), célèbre eune victoére d' païsans bourguignons su des gvaliés franchoés.
  7. La Concorde du genre humain, composé pour fêter chés traités d' Kimbré (déchimbe 1508) signés pindant chés djérres d'Italie par eune coalicion comprenant ch' pape Jules II, Maximilien Ier pi Ferdinand II ch' Catolike, ligués conte Venise.
  8. La Légende des Vénitiens, Lyon, 1509, pamphlet conte él Républike d' Venise au profit éd Louis XII et pi deul Ligue éd Kimbré. (Édition critike pèr Anne Schoysman, Académie roéyale d' Bergike, Brusselle, 1999.)
  9. Les Epîtres de l'Amant vert (1510), les épîtres amoureuses héritées d'Ovide (chés Héroïdes) sont à la mode au début du XVIe sièke. Jean Lemaire suppose éq ch' perroquet d' Marguerite d'Autriche, dévoré pèr un kien, i s'est in fait suicidé in raison éd l'amour déséspéré qu'il avoait pour s' maîtresse.
  10. Ech Traité de la différence des schismes et des conciles (1511) est un violent plaidoyer gallican apré ch' retournemint du pape conte eul Franche.
  11. Sin Illustration de Gaule et Singularité de Troie paraît in 1511 (prumier livre) et 1512 (deusième pi troésième lives).
  12. Ech Promptuaire des conciles de l'Église catholique (1512).
  13. Conte de Cupido et Atropos (1512), conte moralisateu in vers édseur ch' mal d' Napoule, eul syphilis, éq chés Franchoés prétindoai'te avoér rapporté des gjérres d'Italie.
  14. Traité de la Concorde des deux langages. Cet essai ed filolodjie in vers pi prose annonce chés travals des humanisses du XVIe sièke.
  • [1] & [3] ont té rédigés aux fins d' glorifier Marguerite d'Autriche.
  • [8] & [10] ont té rédigés, certainemint su comminde, conte el Papauté.
Tenture édseur l'Histoire des Gaules. apré 1530.
Musée éd l'Oése. déposé dins l' catédrale d' Bieuvais

Teske[éditer | modifier le wikicode]

Chanson de Galathée, bergère

Arbres feuillus, revêtus de verdure,
Quand l'hiver dure on vous voit désolés,
Mais maintenant aucun de vous n'endure
Nulle laidure, ains vous donne nature
Riche peinture et fleurons à tous lez,
Ne vous branlez, ne tremblez, ne croulez,
Soyez mêlés de joie et flourissance :
Zéphire est sus donnant aux fleurs issance.
Gentes bergerettes,
Parlant d'amourettes
Dessous les coudrettes
Jeunes et tendrettes,
Cueillent fleurs jolies :
Framboises, mûrettes,
Pommes et poirettes
Rondes et durettes,
Fleurons et fleurettes
Sans mélancolie.
Sur les préaux de sinople vêtus
Et d'or battu autour des entellettes
De sept couleurs selon les sept vertus
Seront vêtus. Et de joncs non tordus,
Droits et pointus, feront sept corbeillettes ;
Violettes, au nombre des planètes,
Fort honnêtes mettront en rondelet,
Pour faire à Pan un joli chapelet.
Là viendront dryades
Et hamadryades,
Faisant sous feuillades
Ris et réveillades
Avec autres fées.
Là feront naïades
Et les Oréades,
Dessus les herbades,
Aubades, gambades,
De joie échauffées.
Quand Aurora, la princesse des fleurs,
Rend la couleur aux boutonceaux barbus,
La nuit s'enfuit avecques ses douleurs ;
Ainsi font pleurs, tristesses et malheurs,
Et sont valeurs en vigueur sans abus,
Des prés herbus et des nobles vergiers
Qui sont à Pan et à ses bergiers.
Chouettes s'enfuient,
Couleuvres s'étuient,
Cruels loups s'enfuient,
Pastoureaux les huient
Et Pan les poursuit.
Les oiselets bruyent,
Les cerfs aux bois ruyent
Les champs s'enjolient,
Tous éléments rient
Quand Aurora luit.

Sources[éditer | modifier le wikicode]

  • Marcel Francon, « La concorde des deux langages par Jean Lemaire de Belges », dans Modern Language Notes, vol. 64, no 4, p. 280-282, avri 1949
  • Jean Frappier. Les épîtres de l'amant vert par Jean Lemaire de Belges, Paris, Éditions Droz, (1947)

Notes pi référinches[éditer | modifier le wikicode]

Loyens éstérnes[éditer | modifier le wikicode]